Ceux qui m’inspirent méritent votre attention
Dans le tumulte de nos vies quotidiennes, il est facile d’oublier combien la poésie et les chansons affectent notre vision du monde et notre capacité d’empathie.
Je ne vais pas faire un « hit parade » de mes préférences ici. Ces auteurs, compositeurs, interprètes ont une visibilité bien méritées. Ne pas les mentionner serait un déni de leurs contributions à ma vie.
George Brassens 1921-1981
Mort bien trop tôt, sa poésie et ses mélodies m’ont fait qui je suis. Né en pleine vague Yéyé (1961), j’ai pourtant chantonné « une jolie fleur dans une peau de vache » depuis ma plus lointaine enfance (les enfants ne sont tendres que quand on les cuit bien).
Mais ici ce sera « les copains d’abord » le bon ton.
C’était pas des amis de luxe
Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe
Sodome et Gomorrhe
C’était pas des amis choisis
Par Montaigne et La Boétie
Sur le ventre, ils se tapaient fort
Les copains d’abord
Stromae 1985 –
« Nous étions fort minables » nous le sommes encore souvent mais grâce a tes chansons sommes nous devenus « un petit peu » plus empathiques.
Pilotes d’avion ou infirmières
Chauffeurs de camion, hôtesses de l’air
Boulangers ou marins-pêcheurs
Un verre aux champions des pires horaires
Aux jeunes parents bercés par les pleurs
Aux insomniaques de profession
Et tous ceux qui souffrent de peines de cœur
Qui n’ont pas le cœur aux célébrations.
Jacques Brel 1929 -1978
Merci Jacques d’être belge, voilà un de nos nombreux points communs. J’ai moi aussi pris le large et comme les marins, j’ai des rêves qui me hantent.
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui chantent
Les rêves qui les hantent
Au large d’Amsterdam
Dans le port d’Amsterdam
Y a des marins qui dorment
Comme des oriflammes
Le long des berges mornes
Dans le port d’Amsterdam
Jean Ferrat 1930-2010
« Pourtant que la montagne est belle », Il nous reste encore quelques années pour admirer les glaciers. Après il faudra s’en souvenir.
